Une saison festive autour de l'art de vivre polynésien

Les liens qui nous unissent

Le tressage, un héritage

Tissant du pandanus à l'ombre du fare, les mains de l'aînée bougent sans qu'elle ait besoin de regarder. Elle fait cela depuis qu'elle est toute jeune. Sa fille travaille à ses côtés, ses doigts presque aussi habiles. La petite-fille est encore en train d'apprendre, comptant les brins, devant parfois recommencer depuis le début.

C'est ainsi que la culture évolue ici, à travers des gestes ordinaires et répétitifs.
Le Fara, ou arbre Pandanus, semble danser le long du littoral avec ses racines aériennes élégantes. Ses longues feuilles en forme de rubans ondulent au gré du vent, poussant sur le même rivage depuis des milliers d'années.

Les feuilles récoltées sont trempées dans l'océan et séchées au soleil jusqu'à ce qu'elles deviennent lisses et souples, puis roulées en grands rouleaux prêts à être expédiés aux tisserands à travers les îles.

Avant de commencer leur création, ils utilisent une aiguille pour fendre la spirale de la feuille, créant ainsi plusieurs brins. Certains s'y adonnent comme une activité sociale, fabriquant des paniers ou des chapeaux tout en bavardant. D'autres, concentrés sur leur travail en cours, reproduisent les mêmes motifs centenaires que leurs ancêtres dans ce qui ressemble à une méditation silencieuse.

Les Polynésiens naviguaient également à l'aide de motifs. Les motifs des étoiles dans le ciel, les motifs des vagues contre la coque, les motifs des trajectoires de vol des oiseaux... Ils lisaient l'océan comme leurs mains lisent aujourd'hui le pandanus : en suivant un certain rythme, avec une familiarité intuitive de la façon dont les choses s'assemblent.

VENEZ TISSER VOS PROPRES HISTOIRES À TETIAROA

Réservez votre séjour

Adultes

Enfants

Nourrissons

Votre réservation

NOMBRE DE VISITEURS

Arrivée Départ

/